Opinions & Humeurs : On doit mieux vendre le Québec aux Québécois

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Avouez que le Québec est moins à la mode que Barcelone, la Patagonie ou la Croatie.

Notre balance commerciale touristique est largement négative. Le total de l’argent qu’on sort du Québec en voyages est beaucoup plus élevé que l’argent provenant des visiteurs de l’extérieur en séjours au Québec.

L’Alliance s’attaque présentement à attirer plus de touristes de l’extérieur, mais on aurait tellement intérêt également à mieux se vendre à nous-mêmes. Historiquement, chacune des 21 régions touristiques vend individuellement aux Québécois. Fort est de constater qu’avec les dizaines de millions investis dans Salut Bonjour!, AdWords ou sur Facebook ne parviennent pas à vraiment changer la perception des Québécois envers de courts séjours ou surtout, des vacances ici.

On compare un 6 nuits en formule club à l’auberge du Lac Taureau avec une semaine au Super Extra Princess 6 étoiles + de Varadero.

On se plaint de la météo et du risque de prendre des vacances ici, même l’été. On fait des excursions à Québec, dans Charlevoix, à Montréal, mais des vacances touristiques (pas du camping dans les stationnements des Walmart) de 2 semaines au Québec, qui fait encore ça parmi vous?

Surtout, les Québécois connaissent mal le Québec et trouvent peu de nouveautés, de leur point de vue. Pour s’exciter, il leur faut des artistes internationaux payés à coup de millions de dollars dans les Festivals subventionnés...

Si les Québécois découvraient la Côte-Nord plus loin que Tadoussac ou Eeyou Istchee/Baie-James à travers ses milliers d’îles de la côte ou le Nunavik ou... ils n’en reviendraient tout simplement pas que ça existe ici. Ça nous a pris 30 ans pour découvrir les Îles-de-la Madeleine, alors ces destinations devront attendre un autre 30 ans et les principales régions touristiques pâtir à moins que :

  1. Les ATRs réalisent qu’il faut changer l’image de marque du Québec auprès des Québécois et avec l’Alliance, acceptent de consacrer des fonds à des campagnes pub  ou des séries Web punch, originales et communes, et non pas que des campagnes individuelles par région;
  2. On mette l’accent sur l’exotisme de dizaines d’attraits nouveaux, ce qui implique d’avoir le courage de mettre de l’avant des produits d’appel et émergents  au détriment des listes d’épiceries des guides régionaux;
  3. On se moque de la météo, on valorise le froid si exotique, la pluie si romantique, l’automne si magnifique et qu’on mette en valeur les régions à travers ses nombreux personnages aux milles histoires à raconter et ses expériences qu’on ne trouve pas ailleurs au monde, juste ici, et elles sont légions, croyez-moi...
  4. On encourage toute formule qui pourrait inciter les Québécois à plus voyager au Québec comme Dollars Vacances Québec ou M Ta région.

On se revoit à la mi-août. Bon été. Il sera exceptionnel avec les visiteurs étrangers, alors imaginez si on se vendait différemment chez nous... 


Chronique : Opinions & Humeurs, Jean-Michel Perron

 


Chronique : Opinions & Humeurs, Jean-Michel Perron

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Nominations

Bruno Leclaire nommé chef de la direction des systèmes d'information de Transat

Transat annonce la nomination de Bruno Leclaire au poste de chef de la direction des systèmes d'information (DSI) et des solutions numériques, avec effet le 1er novembre. M. Leclaire succèdera à Michel Bellefeuille, qui occupait cette fonction depuis huit ans et qui prendra une retraite active le 31 décembre prochain.

Bruno Leclaire s'est joint à Transat en 2015 en tant que vice-président, Commerce électronique et chef, Solutions numériques. À ce titre, il est en charge de la stratégie numérique de Transat, y compris la distribution en ligne B2C, la gestion de la relation client (CRM), le marketing en ligne et la mobilité. Le cumul de ses fonctions actuelles et de ses nouvelles responsabilités à la DSI amènera M. Leclaire à piloter l'ensemble des grands projets technologiques de la Société.

Après avoir co-fondé Jobboom en 2000, Bruno Leclaire a occupé divers postes de direction, notamment chez Transcontinental et Québecor Média, ce qui lui a permis de développer une vaste expérience en technologies numériques et en commerce électronique.

M. Leclaire détient un baccalauréat en technologie de l'information à l'Université de Sherbrooke.

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