Est-ce que toutes les villes et MRC ont un potentiel touristique?

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Jean-Michel Perron, conseiller en tourisme chez PAR Conseils, nous présente ici une série d’articles portant sur la recherche en tourisme nordique. Il revient du 25e symposium en tourisme nordique tenu à Turku en Finlande.  

Dans un pays moins populeux que le Québec, la Finlande (5,5 millions de résidents), on peut dire que le professeur, auteur et chercheur en tourisme de l’Université  du Lapland, M. Johan R Edelheim ne craint pas la controverse. Il nous a présenté  il  y a deux semaines  les premiers éléments de sa recherche qui s’intitule « Should Every Council be a Destination? – Images and Realities »


Cette recherche nous ramène à une question fondamentale: une destination comme le Québec a le choix pour sa mise en marché à l’international d’être « politiquement correcte » et de vendre sur un pied d’égalité ses 21 régions touristiques et chacun des 19 secteurs d’activités spécifiques ou encore ne vendre que nos villes/régions et les secteurs d’activités qui répondent aux besoins et attentes réels de ses clientèles cibles. 

Le professeur et docteur en tourisme Edelheim a le mérite, dans sa recherche, de proposer une grille formelle d’analyse pour faire cet exercice du potentiel réel de votre municipalité, votre MRC ou votre région. Dans le cadre du plan de développement touristique du Québec (2012-2020), des pôles ont été identifiés et des segments aussi (aventures, hiver…) mais on demeure dans des analyses  générales. Plusieurs villes et régions du Québec considèrent à tort le tourisme comme une voie de développement économique incontournable et y investissent, encouragées par des consultants peu scrupuleux de donner l’heure juste sur leur potentiel réel. Nos régions ne sont pas nées égales face au tourisme international. On ne peut se payer le luxe de ne pas mettre de l’avant uniquement en marketing international nos produits d’appel qu’ils soient urbains ou en régions. Mais revenons à la Finlande. 

Pour débuter une analyse de votre potentiel, Edelheim fixe la base de départ comme étant les «  4 A » :

  • Attraction : Sens de l’identité + présence ou potentiel de créer des attraits
  • Accès : Accessibilité vers et dans la région
  • Amenities (services) : Capacité de support pour plus d’une seule municipalité dans la région et les services touristiques offerts sur place
  • Ancillary services (services auxiliaires) : Capacité de planification/coordination et de mise en marché par le milieu

Il illustre ensuite tous les comtés de la Finlande en fonction de la qualité de la nature, de la culture, de la circulation & services touristiques et des événements/animation. Sur le dernier graphique de la Finlande, les points rouges indiquent les villes/comtés avec le plus fort potentiel selon les critères d’analyse combinés.  Exit les autres, ne perdons pas notre temps avec ces régions…

Ses constats généraux des comtés finlandais indiquent les forces et faiblesses suivantes aux niveaux de la :

  • Responsabilité sociale : Faible. Les équipements de loisirs sous-utilisés et des infrastructures pour les touristes développés en parallèle à celles des résidents.
  • Responsabilité politique : Une certaine coopération régionale mais limitée.
  • Responsabilité économique : Localement, les comtés n’agissent pas sauf pour «  l’achat local » et se vanter par des slogans peu évocateurs.
  • Responsabilité écologique : Très forte responsabilité avec la protection de zones naturelles, des parcs et des certifications.
  • Responsabilité culturelle : Fierté régionale élevée, traditions mises en valeur.

Bref, se doter de critères objectifs pour s’évaluer est un incontournable. Le potentiel d’une ville ou d’une région ne doit pas se limiter à sa qualité paysagère, à ses services touristiques ou au nombre d’événements qu’elle présente mais considérer d’autres facteurs tels que la concertation régionale, son attractivité culturelle et son accessibilité. Une grille d’analyse reconnue et nationale permettrait à tous les investisseurs privés et étatiques de faire des choix éclairés, basés sur le réel  potentiel des destinations. 

Le tourisme nordique... La recherche appliquée: pour savoir de quoi on parle!

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Nominations

Fairmont Le Reine Elizabeth

Fairmont Le Reine Elizabeth est fier d’annoncer la nomination de Marie-Josée Rivard au poste de Directrice adjointe, restauration à compter du 27 mars 2017.

Marie-Josée se joint à nous fort d’une expérience de plus de 14 ans dans les domaines de l’hôtellerie et la restauration. Elle a détenu jusqu’à récemment avec succès le poste d’assistante maître d’hôtel banquets à l’hôtel Hyatt Regency Montréal. Marie-Josée a débuté sa carrière en restauration en 2003 comme cuisinière au restaurant Tomate Basilic. Par la suite, elle a acquis de l’expérience en hôtellerie dans différents établissements, notamment comme directrice des banquets à l’hôtel Nelligan et directrice de la restauration au Courtyard Marriott Montréal Centre-Ville.

Nous lui souhaitons la plus cordiale des bienvenues et le meilleur succès au sein de l’équipe du Fairmont Le Reine Elizabeth.

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