Des employés à temps plein perdent leur statut

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«Trahi», «pas respecté», traité «comme un numéro». C’est en ces mots qu’Elyes Chaouch, cuisinier au restaurant Renoir du Sofitel, décrit ce qu’il ressent envers l’hôtel où il a travaillé pendant 17 ans après avoir perdu son statut d’employé permanent, comme près de 80% de ses collègues qui y travaillaient aussi à temps plein.

«J’étais à temps plein, permanent, j’avais des assurances, cinq semaines de vacances. La totale, quoi, raconte M. Chaouch au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse. On est rendus occasionnels. Après 17 ans, ça fait mal, quand même.»

Ses avantages sociaux, il les a perdus au début de l’année. Pour ce père de famille qui aura bientôt 50 ans et qui doit s’occuper de son enfant atteint de paralysie cérébrale, cette incertitude est difficile à vivre. Et il n’est pas le seul. Sur 93 employés à temps plein travaillant au Sofitel Le Carré doré, situé rue Sherbrooke au centre-ville de Montréal, près de 71 ont été relégués au statut de travailleur à temps partiel ou occasionnel. Ils ont notamment perdu leurs congés de maladie et leur régime d’assurance. Le montant remboursé pour les chaussures de travail, par exemple, est également moins important dans le cas des travailleurs à temps partiel. Les occasionnels n’ont pas droit au remboursement.

Selon la section locale 9400 du syndicat des Métallos, qui représente près de 4000 travailleurs dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, le Sofitel est «la seule place», parmi tous les autres établissements avec qui il y a eu des négociations, qui aurait refusé de signer une lettre d’entente pour que ses employés préservent leur statut pour une période allant de un à trois ans, en raison de la pandémie.

Tous les employeurs ont accepté de prolonger, affirme Jean-René Dumas, vice-président de la section locale 9400 du syndicat des Métallos. Celui-ci représente une quarantaine d’hôtels dans les grandes régions de Québec et Montréal.

Pourquoi l’hôtel refuse-t-il de signer une lettre d’entente permettant aux employés de préserver leur statut? «Selon eux, c’est trop cher, répond M. Dumas. On leur fait plein de propositions et ils ne nous répondent pas.»

Du côté du Sofitel, on plaide que la pandémie a obligé l’hôtel à prendre des «décisions difficiles». «Ces mesures ne sont pas prises facilement et sont appliquées après une longue analyse minutieuse de nos multiples options, explique Marc Pichot, directeur général de l’établissement. Sofitel Montréal Le Carré Doré a respecté la convention collective en vigueur avec les Métallos. Des discussions ont eu lieu avec le syndicat afin de négocier de bonne foi une lettre d’entente concernant le maintien des statuts des ambassadeurs basée sur les circonstances de la pandémie. Notre objectif est en tout temps de négocier des accords qui représentent une position équitable pour nos employés et l’hôtel

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Source: La Presse

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