Le milieu culturel de plus en plus critique partout, Omicron vs festivals d’ici, retour de Coachella

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Depuis le début de la pandémie, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) fait une veille à l’intention de ses membres et a produit pour eux plus » de 200 bulletins, lesquels ont aussi été adaptés pour les membres de Festivals et Événements Majeurs (FAME), à l’échelle du Canada. Depuis peu, TourismExpress partage quelques items tirés de ces bulletins internes avec son lectorat. Le RÉMI et TourismExpress espèrent que ces « Brèves du RÉMI » sauront vous plaire et vous en apprendront davantage sur ce secteur névralgique de l’industrie touristique qui est toujours parmi les plus durement touchés par la pandémie. Aujourd’hui, ce qui retient notre attention :

1. Culture et Omicron

De Paris à Montréal, en passant par Bruxelles, le milieu culturel exprime son incompréhension, son désarroi et même sa colère vis-à-vis de la situation sanitaire et des mesures qui le touchent. Il est, c’est le moins que l’on puisse dire, de plus en plus critique.

Dans l’Hexagone, les principaux représentants du spectacle vivant se disent stigmatisés et regrettent que leur secteur soit « sacrifié » par des pouvoirs publics qui, selon eux, manquent de « vision et d’ambition ». Le texte, publié dans Le Figaro entre autres, est percutant. Notons que les concerts debout ont été interdits le 27 décembre, mais les spectacles assis sont présentés avec des jauges plafonnées à 2000 ou à 5000 personnes.

Fin décembre, le monde culturel belge était vent debout au lendemain de la décision des autorités de contraindre cinémas et théâtres à fermer pour endiguer la progression du variant. Les manifestants ont eu gain de cause. Les salles de spectacle ont pu rouvrir en Belgique après que le tribunal a invalidé la décision du gouvernement de les fermer. Dans Le Devoir.

Au Québec, où tout est fermé, on a titré « Timide mouvement pour le retour » en salle dans Le Devoir et « Le milieu culturel demande une vision à long terme » dans La Presse. Au RÉMI, on « aimerait bien voir des “données probantes” qui prouveraient que les lieux culturels ne sont pas des endroits sûrs, et que les contacts y sont à risque. « On n’a toujours pas fait la démonstration de ça. » La ministre elle-même a vanté le comportement exemplaire du milieu, rappelle-t-il. « Comment pouvons-nous être si exemplaires, et si vulnérables dès que les chiffres montent? » Des rencontres avec le ministère de la Culture et des Communications ont été organisées dans les jours qui ont suivi la publication de ces articles et de quelques autres.

Crédit: MARCO BERTORELLO / AFP

2. Impact d’Omicron sur les festivals et événements au Québec

« Le retour à la normale qu’espéraient tous les organisateurs de festivals du Québec est menacé par Omicron. Le très contagieux variant fait craindre des limites de spectateurs sur les sites, comme en 2021 », écrit-on dans Le Journal de Montréal.

« Avant Omicron, tout le monde se préparait pour l’été prochain la pédale dans le fond. On entrevoyait le retour d’une certaine normalité. Maintenant, on ne sait plus. On se retrouve plutôt dans l’incertitude, comme en 2020 et 2021 », dit le directeur général du Regroupement des événements majeurs et internationaux, Martin Roy.

Après avoir annoncé l’annulation d’Igloofest 2022 sous sa forme actuelle à Montréal, en raison des mesures sanitaires annoncées le 30 décembre dernier, l’organisation du festival s’efforce encore de voir lesquels parmi ses artistes invités pourront être reprogrammés ou non. La tenue de l’Igloofest de Québec, en mars, n’est pas encore remise en question pour le moment.

Multicolore a été capable de produire Piknic Électronik “en mode restreint” l’été dernier en respectant la distanciation physique et les autres mesures parce qu’une fois les gens installés, ils peuvent rester à leur emplacement. Une telle chose n’est pas possible pour un événement hivernal comme Igloofest, selon son représentant. « L’ADN d’Igloofest, c’est de danser dehors, dit Nicolas Cournoyer. Comme il fait froid, il faut que les gens puissent bouger, changer de place. Aussitôt qu’il y a des règles pour restreindre les mouvements, ce n’est plus possible. » Dans La Presse.

Au Carnaval de Québec, l’organisation résiste et refuse de laisser la COVID gâcher les réjouissances. L’équipe monte aux barricades pour briser la morosité ambiante, en érigeant un des plus imposants châteaux de glace de son histoire devant l’Assemblée nationale. Encore une fois, la pandémie aura raison du traditionnel défilé dans les rues de Québec, qui n’aura pas lieu pour une deuxième année consécutive. Les curieux et les curieuses pourront toutefois découvrir les coulisses de l’événement en entrant dans le ventre de quatre chars allégoriques. Les soirées musicales sont elles aussi passées à la trappe. Dans Le Devoir.

L’événement Montréal en lumière doit aussi faire des annonces prochainement.

3. Coachella

Crédit: EDMChicago

Début janvier, le grand festival californien Coachella dévoilait toute sa programmation. Il s’agira d’un retour pour ce grand rendez-vous qui n’a pu être présenté en 2019 et 2020. Au total, pas moins de 250 000 personnes sont attendues durant les deux fins de semaine d’avril sans trop de mesures sanitaires. En 2017, l’événement a engrangé des recettes de 114,6 M$ US. Sur Pitchfork.

4. Drummondville

Nouvel événement sur la culture Web. L’organisme MURAL est derrière le tout, tel que le rapporte le journal l’Express. Rappelons que de 1982 à 2017, le Mondial des cultures de Drummondville a été l’événement-phare de la région et comptait parmi les membres du RÉMI. Il repose aujourd’hui au cimetière des événements, en compagnie d’autres grands disparus comme Divers Cité et le RockFest de Montebello.

5. Foule

À la suite de la tragédie au festival Astroworld, article intéressant sur CNN au sujet de la densité des foules et de ses dangers. C’est à six personnes par mètre carré que la situation devient dangereuse, démontre-t-on avec des graphiques.

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