Les restaurateurs déplorent l'absence de changements reliés au partage des pourboire

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L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) est extrêmement déçue que sa proposition de permettre aux restaurateurs d’implanter un mécanisme de partage des pourboires dans leur établissement soit absente du projet de loi 176, présenté hier par la ministre responsable du Travail et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, Mme Dominique Vien.

L’ARQ demande effectivement à ce que l’article 50 de ladite loi soit modifié afin de redonner un droit de gérance perdu en 2003 aux employeurs en ce qui a trait à la mise en place, s’ils le désirent, d’un mécanisme de partage de pourboires entre les employés, incluant le personnel de cuisine. Cette démarche vise à diminuer l’iniquité existante entre le salaire en cuisine, et celui en salle, grandement déséquilibrés en raison de l’apport des pourboires au salaire global des salariés au pourboire.

L’Association croit que cette gratification devrait profiter à l’ensemble des salariés et non seulement à une partie, car l’expérience positive d’un client est un travail d’équipe, où l’apport de chacun est important et mérite d’être reconnu. Un sondage, mené par la firme SOM en juillet 2017, penchait également dans ce sens alors que près de 77 % des consommateurs québécois interrogés se disaient d’accord pour que les restaurateurs mettent en place un mécanisme de partage des pourboires entre l’ensemble de leurs employés (47,2 % tout à fait d’accord et 29,4 % plutôt d’accord).

« L’écart de 10 $ entre le salaire horaire du personnel de salle et celui de cuisine (26 $/h vs 16 $/h) mène à des problèmes de climat de travail et de rétention du personnel », a mentionné M. François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ. « Il est faux de croire que le problème pourrait se régler en augmentant les salaires en cuisine, car avec une marge de profits d’environ 3 % pour les restaurants avec service aux tables, la manœuvre n’est pas possible. Il faut regarder ailleurs », a-t-il ajouté.

L’ARQ tient cependant à préciser que cette demande ne vise en aucun cas à permettre à l’employeur de s’approprier une partie des pourboires, ni à redistribuer l’ensemble des pourboires reçus par les employés à pourboire, mais bien uniquement une fraction.

L’Association poursuivra son travail et ira présenter son argumentaire aux députés de l’Assemblée nationale lors de la commission parlementaire qui aura lieu prochainement.

Fondée en 1938, l’ARQ regroupe près de 5 600 membres ayant réalisé, en 2017, plus de 6 milliards de dollars de ventes, soit environ la moitié du total des recettes de toute l’industrie de la restauration au Québec. Elle célébrera, au cours de l’année 2018, sa 80e année d’existence.

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