Le Festival d'été de Québec, 50 ans de musique et d'attractivité

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Chaque année, dans les mois et les semaines qui précèdent le dévoilement de la programmation du Festival d’été de Québec, les spéculations sur les têtes d’affiches de la future programmation vont bon train dans les médias de Québec, traditionnels et sociaux, mais aussi, autour de la machine à café dans les milieux de travail ou lors de soupers entre amis. À l’aube du 50e anniversaire de l’événement, l’occasion est belle de jeter un regard sur un événement qui a su grandir et avoir du succès, non seulement à et au Québec, mais également hors de nos frontières. 

UN ÉVÉNEMENT SIGNATURE ET UN POSITIONNEMENT PORTEUR

Le FEQ s’inscrit dans une bonne liste de festivals musicaux qui connaissent une belle renommée. Qu’on pense à Coachella (États-Unis), Lollapalooza (États-Unis et Brésil),  Glastonbury (Royaume-Uni), le Paleo (Suisse), les Vieilles Charrues (Bretagne), Osheaga, le RockFest ou les Francofolies au Québec, le FEQ, par ses statistiques et ses retombées, figure définitivement dans la cour des très grands festivals. Mais ce qui caractérise également l’événement, au-delà de sa programmation, c’est l’environnement dans lequel il se tient, dans l’épicentre touristique d’une destination coup-de-cœur. Que ce soit à la très grande scène des Plaines d’Abraham et sur celle du Parc de la Francophonie, toutes les deux à deux pas de la Grande-Allée, ou sur la scène de la Place d’Youville, les envolées musicales et les clameurs de la foule s’expriment dans des cadres uniques qui contribuent à donner une signature spéciale au Festival. 

Au-delà des sites où il se tient, le FEQ s’est donné, par sa programmation variée et hétéroclite, une portée et une attractivité qui en font un événement couru par un grand nombre de personnes. Rock classique et rock métal, hip hop, musiques du monde, rock indie, musique pop, chanson francophone, musique techno, les choix musicaux sont si variés que le nombre cumulatif de personnes qui franchissent les portails d’accès est des plus impressionnants. Cette diversité constitue, non seulement un positionnement porteur qui permet au Festival d’accroitre ses revenus autonomes par la vente sur les sites de boissons, de nourriture et de souvenirs, mais également fait le bonheur des commanditaires et partenaires qui y trouvent une vaste audience pour véhiculer leur marque.

DE LA MUSIQUE AUX OREILLES DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE  

Les grands événements constituent, par leurs retombées et l’image qu’ils véhiculent, un actif important pour les destinations touristiques. À ce chapitre, le FEQ affiche un bilan plutôt enviable. Les derniers chiffres disponibles remontent à l’édition 2015 (une étude d’achalandage et de retombées économiques sera réalisée en 2017). Les visiteurs locaux, soit ceux qui habitent à 40 kilomètres et moins de Québec, constituent 54 % des personnes ayant assisté à l’un ou l’autre des spectacles du Festival. C’est donc dire que 46 % proviennent de l’extérieur de la région. De ceux-ci, 64 % proviennent des autres régions du Québec, 10 % des autres provinces canadiennes, 10 % des États-Unis et 16 % d’outremer. Et la proportion de touristes augmente constamment depuis les dernières années. Lors de l’édition 2009, 780 000 personnes avaient franchi les portillons d’accès, dont 37 % provenaient de l’extérieur de la région. En 2015, le FEQ a enregistré plus d’un million d’entrées et 46 % de celles-ci étaient attribuables à des visiteurs de l’extérieur. Ces derniers ont généré plus de 300 000 nuitées-personnes qui se sont traduites par des dizaines de milliers de nuitées en hébergement commercial. Et c’est sans compter sur l’activité qui en découle dans les autres secteurs de l’industrie touristique comme la restauration et le commerce de détail. À la cohorte de touristes qui viennent à Québec pour assister à l’un ou l’autre des spectacles du FEQ, s’ajoutent tous les résidents de la grande région de Québec qui deviennent des touristes chez eux le temps d’un festival. Pour illustrer le phénomène, il suffit d’essayer de trouver une table sans réservation dans un restaurant de la Grande-Allée ou du Vieux-Québec pendant les onze jours du Festival. La patience devient alors une vertu des plus utiles. 

AMÉLIORER LA QUALITÉ DE L’EXPÉRIENCE

Un des corollaires de la diversité musicale offerte par le Festival est la répartition des festivaliers selon le groupe d’âge. Ainsi en 2015, 37 % de ceux-ci appartenaient au groupe des 18 à 34 ans, 41 % à celui des 35 à 54 ans et enfin 21 % avaient plus de 55 ans. C’est donc dire que plus de 60 % des spectateurs avaient atteint l’âge de 35 ans

Les organisateurs du FEQ l’ont compris. Il devenait important d’ajuster l’offre de services à la courbe d’âge des festivaliers. Déjà qu’il n’est pas toujours évident de livrer une expérience de qualité dans un événement de masse. Plus souvent qu’autrement, les spectateurs doivent assister debout aux différentes prestations et arriver plusieurs heures à l’avance pour avoir une meilleure place. En plus de faciliter l’accès le plus rapidement possible au site, les organisateurs doivent prévoir des services essentiels pour apprécier pleinement le spectacle tels des toilettes ou les comptoirs de nourriture et boissons en nombre suffisant. Et le tout doit se dérouler en sécurité pour éviter que des incidents malheureux viennent nuire à l’image de l’organisation 

Il devenait donc essentiel d’ajuster l’offre de services et l’expérience aux attentes de spectateurs plus âgés et exigeants. Différentes formules ont donc été développées pour offrir une expérience de qualité supérieure en retour de droits d’accès plus élevés. Ainsi, des zones avant-scène et des gradins ont été aménagés pour répondre aux attentes d’une clientèle plus exigeante, prête à payer un peu plus pour une expérience client de plus grande qualité. À en juger par la vitesse à laquelle s’envolent ces places de meilleure qualité, l’initiative est pertinente et répond à un besoin réel. En 2016, les organisateurs ont d’ailleurs décidé de limiter le nombre de laissez-passer à 120 000, comparativement à 150 000 au cours des années antérieures, cherchant ainsi à garantir l’accès aux sites.

Enfin, dernier développement dans la recherche d’une expérience plus intégrée, le FEQ offrira à partir de cette année, des activités en périphérie des sites de spectacles. Une exposition sur les 50 ans du Festival sera offerte dans un parc à proximité et de l’animation de rue spectaculaire sera offerte avant et après les concerts, histoire de faire vivre une expérience plus mémorable aux dizaines de personnes qui se déplacent vers les différentes scènes. Si l’on se fie aux résultats d’un sondage récent, tous les efforts déployés pour améliorer l’expérience client, combinés à une programmation qui cherche, année après année, à plaire au plus grand nombre, ne sont pas déployés en vain. En effet, ce coup de sonde nous révèle que 95 % des festivaliers sont satisfaits de leur expérience au FEQ.

Le Festival d’été de Québec constitue véritablement le coup d’envoi de la haute saison touristique à Québec. Les détracteurs pourront affirmer que, de toute façon, Québec et son Vieux-Québec sont suffisamment connus et forts pour attirer les visiteurs, Festival ou pas. Ils n’ont certes pas entièrement tort si l’on se fie aux médias qui classent, année après année Québec comme l’une des meilleures destinations touristiques en Amérique du nord. Et si une partie de cette notoriété était attribuable à l’expérience vécue par les visiteurs et à un positionnement sans cesse renouvelé de la destination, expérience et positionnement auxquels contribuent définitivement les événements de Québec, parmi lesquels le Festival d’été de Québec, fort de ses 50 ans, occupe une place de premier plan.

Source: Daniel Gagnon


Daniel Gagnon est un consultant en marketing touristique. Fort d’une expérience de 35 ans en communication et marketing, dont 19 ans comme gestionnaire à l’Office du tourisme de Québec, il a fondé Toutazimut communications stratégiques en 2013. Parmi les différents clients de son entreprise, on retrouve plusieurs associations touristiques régionales, organismes et entreprises touristiques.

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Justin Charrette, nouveau chef exécutif à l’Hôtel du Lac Carling, en poste depuis le 1er août. Justin Charrette, originaire de l’Outaouais, a complété ses études à l’école hôtelière Relais de la Lièvre et Seigneurie puis a travaillé au Fairmont Château Montebello de 2014 à 2017, avec un passage en France à l’été 2016 afin d’approfondir ses connaissances et élargir ses horizons. Justin est un vrai passionné de cuisine et est prêt à relever le nouveau défi que lui offre l’Hôtel du Lac Carling tel que créer de nouveaux menus avec principalement des produits du terroir et offrir une grande variété de plats savoureux et santé.»

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