L'agrotourisme et le tourisme gourmand, désormais au cœur des pratiques touristiques des Québécois!

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Quelques constats généraux et principaux faits saillants de la toute 1re enquête clientèle réalisée auprès des Québécois ayant effectué au moins une activité agrotouristique ou gourmande.

L’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand (AATGQ) a fait appel à Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) pour coordonner cette enquête et en analyser les résultats. Cette enquête permet au secteur de se doter d'une meilleure connaissance stratégique du comportement de la clientèle agrotouristique/gourmande et de leurs habitudes de consommation, et ce, tant lors d'un voyage ou une excursion, que lorsqu'elle est de retour à la maison.

L’agrotourisme et le tourisme gourmand sont loin d’être des produits touristiques de second plan : nous le savions, mais désormais les résultats de l’enquête confirment ce que les gens pensaient!

Le temps où l’agrotourisme était vu comme en « support » à l’offre touristique des territoires est maintenant chose du passé. Cette étude* permet de voir que dorénavant l’agrotourisme et le tourisme gourmand sont au cœur des pratiques touristiques des Québécois.

Plus encore, les expériences variées, la découverte des produits locaux, des territoires et la rencontre avec les gens qui se cachent derrière incitent ces mêmes visiteurs à être d’excellents ambassadeurs à leur retour à la maison. Regardons maintenant les éléments clés de ce grand constat :

Plus de 40 ans de croissance !

  • Né dans les années ’70, l’agrotourisme est alors une activité complémentaire à l’agriculture
  • Dans les années ’90, on assiste à une diversification des activités offertes et des types d’entreprises
  • Au tournant des années 2000, on voit l’émergence de la concertation entre les acteurs pour une meilleure structuration de l’offre (routes, circuits, bannières)
  • Et plus récemment, on assiste à un véritable éclatement des formules de l’offre touristique, et ce, autant en ville qu’en campagne.
  • Le secteur est reconnu comme réel produit d’appel

Un secteur qui déplace beaucoup de monde !

Rappelons d’abord que l’agrotourisme et le tourisme gourmand sont un secteur d’importance. L’étude sur les retombées économiques** avait permis d’identifier que l’industrie impliquait :  

  • 1 841 entreprises (en excluant la restauration) et plus de 8 800 employés
  • 23,5 M de visites-personne et 218 M$ de dépenses

Ce volume s'explique en raison d'un environnement d’affaires favorable : 

  • Des expériences et pratiques variées plaisant à des clientèles diversifiées (famille ou couple, actifs ou contemplatifs, etc.)
  • Un secteur peu affecté par les changements démographiques : comme le produit est varié, il plait autant aux milléniaux qu'aux boomers.
  • Une offre présente autant sur les territoires ruraux qu’urbains, se collant bien à une multitude de destinations.

Qui sont ces voyageurs gourmands ?

L’enquête auprès des voyageurs gourmands a permis de dresser un premier portrait de ceux-ci. Les gourmands sont un peu plus nombreux à être entre 50 à 64 ans, bien qu’on en retrouve dans toutes les tranches d’âge. Ils n’ont généralement pas enfant et détiennent un diplôme universitaire.

  • LES FERVENTS (29 % des voyageurs gourmands). Les fervents sont de très grands consommateurs d’activités gourmandes. Ils les recherchent activement et en ajoutent toujours lors de leurs séjours. Nos touristes gourmands prennent un coup de jeunesse : bien qu’ils soient surtout âgés de 50-64 ans, on y retrouve une plus forte représentation des 18-34 ans, ce qui est très intéressant en termes de nouvelles clientèles.

  • LES HABITUÉS (38 % des voyageurs gourmands). Les habitués sont le cœur du marché des voyageurs gourmands. Ils effectuent des activités gourmandes lors de la majorité de leur voyage ou excursion au Québec.

  • LES OCCASIONNELS (33 % des voyageurs gourmands). Ils aiment prendre part à des activités gourmandes à l’occasion. Ils en réalisent de temps en temps lors de leur séjour au Québec, sans que ce soit de manière régulière. On y retrouve une plus grande concentration de 65 ans et plus et d’universitaires, mais dans une proportion un peu moins grande que les deux autres segments.

À quoi ressemble leur séjour?

  • Les voyageurs gourmands sont intéressés avant tout par les produits : ils veulent en acheter et en découvrir de nouveau. Dans une moindre mesure, ils ont aussi une préoccupation pour encourager le développement économique et la vitalité des régions.

  • Les repas régionaux sont les activités les plus populaires, tant dans les voyages que les excursions. Les autres activités les plus populaires? La visite de fromagerie artisanale ou fermière, la visite d’un marché public, la visite de microbrasserie, la visite de lieu de transformation et la visite d’un vignoble.

  • Québec est la région la plus visitée, tant pour les voyages que les excursions. Charlevoix et la Gaspésie sont ensuite populaires pour les voyages avec nuitées, alors que les Cantons-de-l’Est et la Montérégie sont les régions les plus fréquentées lors des excursions.

  • Les activités gourmandes se mélangent avec une grande diversité d’activités. Le plein air est la principale, mais on compte aussi la visite d’une ville, les activités de contemplation de la nature et le magasinage.

Les activités gourmandes et agrotouristiques sont significatives dans le choix de la destination de voyage

Au-delà de l’impact positif pour le producteur ou l’artisan transformateur, les activités gourmandes ont un impact significatif dans le choix des régions à visiter.

  • Plus de 50% des voyages avec nuitées ont été influencés par les activités gourmandes à destination. L’impact est encore plus grand pour le choix des destinations pour les excursions : 77% d’entre elles ont été choisies en fonction des activités gourmandes à destination.

  • La structuration et l’organisation du produit agrotouristique et gourmand (ex. : les routes, circuits et forfaits sont le 1er critère favorable au choix d’une destination. Suivent ensuite la variété et la diversité des restaurants, la présence d’un marché public ou de Noël, la possibilité de vivre une expérience culinaire thématique ainsi que la variété des producteurs ou artisans à destination).

Comment les Québécois perçoivent-ils les produits gourmands et agrotouristiques identitaires du Québec?

Lorsque questionnés sur les produits distinctifs du Québec gourmand, les Québécois identifient les suivants :

  • Le sirop d’érable (48%) et les fromages artisanaux (45%) ressortent en tête de liste! Les bières de microbrasserie (34%), les routes ou circuits à thématiques gourmandes (28%), le savoir-faire des producteurs agricoles et des artisans transformateurs (25%), ainsi que les restaurants réputés et les chefs renommés (22%) ressortent ensuite.

  • Les destinations qui inspirent le plus pour y faire des activités gourmandes sont Charlevoix, les Cantons-de-l’Est, la Gaspésie et Québec.

Un impact favorable pendant les vacances, mais aussi à la maison

  • Une fois de retour à la maison, les voyageurs gourmands sont nombreux à continuer de consommer des produits locaux : la presque totalité s’en procure, peu importe le lieu d’achat (93 %). De plus, les deux tiers d’entre eux se rendent directement chez le producteur ou l’artisan pour s’en procurer.

  • Le fait d’avoir participé à des activités gourmandes pendant leur séjour a eu un impact positif sur leur choix d’acheter des produits locaux une fois à domicile. On peut penser que leur expérience positive en voyage les a motivés à répéter celle-ci de retour chez eux. Un peu plus de la moitié de ceux qui achètent des produits locaux directement chez le producteur disent avoir été influencé par ces activités gourmandes en voyage. L’agrotourisme et le tourisme gourmand sont donc un outil non négligeable dans la promotion du circuit court.

  • Et pourquoi acheter directement chez le producteur? Avant tout pour avoir des produits frais et savoureux et pour encourager les producteurs et artisans, ainsi que la vitalité régionale. Dans une moindre mesure, c’est également pour être un consommateur responsable et limiter les intermédiaires.

  • À l’inverse, ce qui bloque l’achat directement chez le producteur est la distance des lieux par rapport au domicile, le prix élevé des produits fins du terroir (réel ou perçu) et le manque de temps.

Si vous souhaitez vous procurer l'étude complète de cette enquête et ainsi obtenir tous les détails de ces résultats et davantage, dont un volet sur les non-consommateurs, veuillez communiquer avec l'Association de l'Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec: info@terroiretsaveurs.com.


À propos de l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand (AATGQ): Connue également sous sa marque promotionnelle "Terroir et Saveursmd du Québec", l’AATGQ a pour mission de rassembler et de promouvoir les exploitants œuvrant en agrotourisme et en tourisme gourmand, tout en favorisant le développement et l’amélioration de la qualité des entreprises, ainsi que la concertation du secteur. L'AATGQ œuvre au développement de son secteur depuis plus de 40 ans! Ce qui lui a permis de développer une expertise unique et être reconnue par le ministère du Tourisme à titre d’association touristique sectorielle en agrotourisme et tourisme gourmand. Elle assume également un rôle de leader et de porte-parole du secteur auprès de divers organismes, instances, partenaires et exploitants.


* « Enquête clientèle : Agrotourisme et tourisme gourmand au Québec », Raymond Chabot Grant Thornton pour l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand au Québec, 2018

** « Retombées économiques et importance touristique de l’agrotourisme et du tourisme gourmand », Lemay Stratégies, 2016

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  • L'InterContinental Montréal: Sébastien Gagné

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