Et si la destination était un faux problème ?

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Une étude comparative effectuée en France démontre une dichotomie entre la perception des promoteurs locaux de l’industrie touristique et les motivations réelles des voyageurs français lors du choix d’un lieu pour leurs vacances. Ce sondage qui avait pour méthodologie de poser exactement les mêmes questions aux deux groupes a révélé des résultats étonnants. En effet, alors que les organismes touristiques ont tendance à mettre l’accent sur les attraits d’une région (nature, culture, activités) dans leur campagne promotionnelle, le sondage démontre que pour les voyageurs ce serait plutôt l’offre d’hébergement qui déterminerait le choix d’une destination. Pour en savoir plus lire l’article publié récemment par E-tourisme.


La question de la destination touristique est au centre des préoccupations des organismes locaux de tourisme (OT, CDT, CRT) et ce, quasiment depuis leur création. Considérons l’énergie employée pour débattre de la question et les sommes investies pour déployer les campagnes de communication ! et le tout, sans avoir vraiment trouvé la réponse à la pertinence du périmètre de la destination ou de l’efficacité de l’affichage dans le métro.

Photo Pexels Mihis Alex

Mais s’est-on vraiment intéressé au client final, au touriste? pour savoir s’il était sensible à ces stratégies de promotion basées sur la destination ? Et finalement, si c’était un facteur de choix décisif lorsqu’il programme ses vacances ?

Il faut croire que non, qu’on ne l’écoute pas assez, le client final, lorsque je regarde les résultats d’une étude présentée lors du récent congrès de l’Association nationale des élus des territoires touristiques (Anett).

CE QUE CROIENT LES ÉLUS, CE QUE PENSENT LES FRANÇAIS

L’Anett a donc eu la bonne idée de demander à l’Ifop, en partenariat avec la banque des territoires de mesurer l’écart de perception sur le tourisme de demain entre des élus locaux et des français. D’un coté 100 élus de communes touristiques ont répondu. Et de l’autre 1510 français constituant un échantillon représentatif. Le questionnaire les emmenait à s’interroger sur les pratiques touristiques dans dix ans.

Si l’ensemble de l’étude est fort intéressant, j’ai retenu un point en particulier, qui traite de destination et d’hébergement. Il s’agissait de choisir pour le répondant entre deux affirmations.

La première de ces affirmations était : « vous privilégierez (ou les français privilégieront) des destinations touristiques en raison de leur intérêt culturel, de la possibilité d’y pratiquer une activité sportive (ski, baignade, randonnée, etc.) ». Les élus penchent à 77% pour cette affirmation, alors que les français ne s’y retrouvent qu’à 41%. Première information!

La deuxième de ces affirmations était : « peu importe le caractère touristique, vous choisirez (ou les français choisiront) avant tout la destination en fonction de l’offre d’hébergement (adaptée à vous besoins, confortable, etc.) ». Là, si les élus n’envisage ce choix qu’à 23%, les français sont dans l’affirmative à 59%!

Outre l’énorme différence de perception entre élus et touristes, le résultat est vraiment intéressant : ainsi près de 60% des français qui partiront en vacances mettront l’accent sur l’hébergement avant la destination. Ce sera donc « on cherche un grand gîte dans le Sud » beaucoup plus que « on veut visiter cette destination précisément, cherchons un hébergement »! Ce sera donc « si on testait un camping Paradis cet été? on a le choix entre la Vendée, les Landes et la Gironde? ». Pour tous ces voyageurs, c’est l’hébergement qui déterminera le territoire d’atterrissage final, et non pas l’affiche de métro qui propose de « prendre l’air » ou de « respirer » dans tel département.

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Source: etourisme.info

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