Marketing responsable et tourisme, le virage s’impose
L'heure n'est plus aux bonnes intentions. Pour les entreprises touristiques du Québec, le marketing responsable est devenu un impératif stratégique qui allie performance commerciale et crédibilité environnementale.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 84 % des voyageurs jugeaient important de voyager de manière durable en 2025. Cette clientèle conscientisée ne se contente plus de belles promesses. Elle exige de la transparence, de l'authenticité et surtout, des preuves. Dans ce contexte, continuer à déployer des campagnes marketing sans considérer leur impact environnemental expose les entreprises à un double risque : perdre leur crédibilité et se retrouver dans la mire de la loi C-59.
Un cadre juridique qui change la donne
Depuis juin 2024, cette législation renverse le fardeau de la preuve. Ce n'est plus au Bureau de la concurrence de démontrer que vos affirmations environnementales sont fausses, mais à vous de prouver qu'elles sont fondées. Les déclarations vagues comme « hôtel 100 % vert » ou « séjour écoresponsable » sans données vérifiables peuvent désormais coûter cher. Les sanctions se chiffrent en milliers de dollars.
Des actions simples, des résultats mesurables
La bonne nouvelle ? Le Québec possède un avantage concurrentiel majeur avec son hydroélectricité. Vos actions marketing numériques génèrent déjà moins d'émissions qu'ailleurs dans le monde. Il s'agit maintenant d'optimiser davantage.
Commencez par nettoyer vos listes de diffusion courriel, privilégiez des hébergeurs web québécois, limitez l'utilisation excessive de l'intelligence artificielle générative qui consomme 30 fois plus d'énergie qu'une recherche traditionnelle. Repensez vos déplacements professionnels — qui représentent 75 % des émissions du secteur touristique — en favorisant les rencontres virtuelles et le regroupement de rendez-vous.
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