Manque de responsabilité personnelle des gestionnaires?, par Mélody Lardin

3 min de lecture

Publié le 27/04/25 - Mis à jour le 11/05/25

Tourismexpress

Je parle régulièrement avec des membres de la direction d’entreprises qui ne comprennent pas pourquoi les gestionnaires ont tant de difficulté à prendre leurs responsabilités dans certains projets ou dossiers. C’est particulièrement le cas quand il s’agit de projets dont par exemple une personne devrait s’occuper vu son rôle, ou même qu’elle a volontairement choisi de prendre sous son aile.

Bien sûr, il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte. Mais la première étape que je suggère toujours est de s’assurer que les conditions sont favorables à ce que le gestionnaire puisse pleinement assumer ses responsabilités.

Ça vous parle? Pour vous aider, voici quatre questions à vous poser pour évaluer si les conditions essentielles sont en place pour assurer une bonne prise en charge.

 

Est-ce que les rôles et responsabilités de tous sont clairs?

Quand il y a du flou, les choses tombent entre deux chaises ou ne trouvent pas nécessairement preneur. Tout le monde est dans le jus. Tous doivent faire plus avec moins. Alors si ce n’est pas clair qui doit s’occuper de quoi, les gestionnaires ne lèveront pas nécessairement la main – surtout s’il leur manque de l’information pour réaliser la tâche.

 

Est-ce q ue la vision, la mission et les valeurs de votre entreprise sont claires et régulièrement communiquées?

Ces éléments représentent carrément le coffre à outils principal de tous vos gestionnaires pour adopter la conduite appropriée. Si quoi que ce soit à ce niveau est flou ou désuet/non-utilisé, vous laissez place à l’interprétation de ce qui est prioritaire ou non, et vous laissez place aux vieilles habitudes de persister.

 

Les gestionnaires ont-ils toutes les informations et les ressources dont ils ont besoin pour prendre en charge le projet/la tâche?

C’est clair, dans un monde idéal tous les gestionnaires auraient un grand sens de la débrouillardise et de l’initiative pour aller chercher les informations et les ressources dont ils ont besoin pour avancer. Cependant, comme leader, on ne peut pas prendre ça pour acquis. Dès le départ, c’est important de se demander:

  1. Si on a donné toutes les informations qu’on pouvait au gestionnaire,
  2. S’il a effectivement les ressources et l’autorité de prendre des décisions pour faire avancer le projet.

 

Est-ce que le climat de l’équipe de gestionnaires (tous niveaux confondus) est assez bon pour que le gestionnaire ait confiance qu’il peut s’exprimer ou lever un flag?

Dans un monde idéal encore une fois, les gestionnaires oseraient « lever le flag » immédiatement quand quelque chose ne va pas ou ne peut plus avancer, et/ou prendre des décisions selon leur jugement sans avoir peur des conséquences. Mais pour que ça arrive, la culture d’équipe et d’entreprise doit être propice à ce qu’ils se sentent en confiance de le faire sans avoir peur du jugement, de se faire taper sur les doigts ou d’avoir l’air incompétents.

 

En conclusion, avant de juger trop vite vos gestionnaires (même juste dans votre tête) parce qu’ils ne prennent pas leurs responsabilités dans certains dossiers ou projets, assurez-vous d’avoir mis les conditions en place pour qu’ils puissent le faire avec confiance.

 

Image retirée.

 Mélody Lardin

Coach exécutive, conférencière et formatrice, hôtellerie & tourisme
Leadership Humain | Synergie d’équipe | Mobilisation des employés
Fondatrice de MLeader Coach

 

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