Liza Frulla - La passionaria: La reine du «boys club»

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Sa biographie s’intitule La passionaria, mais elle aurait très bien pu s’intituler La tornadeLa battante ou La rassembleuse. En lisant ce portrait flatteur que la journaliste Judith Lussier brosse de Liza Frulla, on prend la pleine mesure des nombreuses portes que l’ancienne ministre a défoncées tout au long de sa carrière. Et de la persévérance dont elle a fait preuve pour se tailler une place dans un monde d’hommes.

C’est Judith Lussier qui a approché Liza Frulla pour écrire sa biographie. Elle n’était pas la première, d’autres avaient tenté leur chance avant elle. La principale intéressée avait toujours décliné. « Moi, je suis une fille qui est dans le futur, lance-t-elle, pas dans le passé. »

Mais l’argument de vente de la journaliste de 34 ans – en gros, que les filles de sa génération ne connaissaient pas le riche parcours de l’ex-politicienne – a convaincu la directrice de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) de lui « prêter sa vie ». « Si ça peut aider les gens à ne pas lâcher et à se relever après des coups, dit-elle, pourquoi pas. »

LA FILLE DANS UN MONDE DE GARS

Le plan était décidé : Judith Lussier allait suivre « son sujet » dans ses moindres déplacements. Et ils allaient être nombreux : en plus de diriger l’ITHQ, de présider le C.A. de l’organisme Culture Montréal et celui de l’Ordre du Québec, Liza Frulla avait accepté de coprésider avec son amie Louise Beaudoin la commission sur la révision des lois sur le statut de l’artiste. Ce qui impliquait plusieurs voyages à Québec. Mais la pandémie est arrivée et les entrevues ont finalement eu lieu au téléphone.

Judith Lussier s’est surtout intéressée à la vie professionnelle de Liza Frulla : ses débuts dans le monde sportif, son passage dans une grande brasserie, puis à la radio. Des milieux qui, à l’époque, étaient presque entièrement masculins. « Liza, c’est la reine du boys club », affirme-t-elle.

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Source: La Presse