Industrie du ski au Québec : une performance économique solide et hausse d’achalandage malgré les défis climatiques

4 min de lecture

Publié le 21/12/25 - Mis à jour le 22/12/25

Étude ASSQ performance 2024-2025

L'Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a dévoilé la semaine dernière les résultats détaillés de la saison 2024-2025. Cette publication de l’Étude économique et financière des stations de ski du Québec, marque la première édition de cette vaste enquête réalisée par l’équipe de MCE Conseils, après plus de 35 éditions dirigées par le professeur émérite en tourisme de l’ESG UQAM, Michel Archambault, Ph.D. 

La dernière saison s’est démarquée en se positionnant au-dessus de la moyenne des dix dernières années en termes d’achalandage, présentant la troisième meilleure performance de la décennie avec 6,283 millions de jours-ski.  Cette fréquentation repose en majorité sur les skieurs québécois (78,4 %), appuyée par une clientèle hors Québec (21,7 % de l’achalandage) provenant principalement de l’Ontario.

Au bilan de l’enquête 2024-2025, on note des recettes totales de 425 M$, en progression de 6 %, soit le deuxième meilleur résultat financier des vingt dernières années. Lorsque l’on considère uniquement les activités liées à la saison hivernale, les revenus se chiffrent à 375 M$, affichant une progression de 8 % par rapport à l’année précédente. 

Les abonnements de saison continuent de jouer un rôle clé, représentant près de 54 % de l’achalandage total. Sur les 6,283 millions de jours-ski enregistrés à travers la province, la région des Laurentides s’est distinguée avec un peu plus de 2 millions de jours-ski, consolidant sa position dominante comme destination touristique. Notons également que la hausse du nombre de jours-ski de 2024-2025 s’est aussi reflétée du côté de la performance des écoles de ski. Les revenus totaux atteignent 28,2 M$, soit une croissance de 15 % par rapport à 2023-2024.
 

Un début de saison difficile en raison des conditions météo
 

L’hiver dernier a été l’un des plus chauds jamais enregistrés au Québec, ce qui a notamment créé des défis opérationnels importants : les températures exceptionnellement élevées en décembre et janvier ont limité la production de neige, tandis que les accumulations ont varié fortement d’une région à l’autre, déficitaires dans le sud en janvier mais parfois records en février et mars dans l’est et certaines parties du sud du Québec.

Ce contexte climatique a accentué la dépendance des stations à l’enneigement mécanique et à leur capacité d’adaptation afin de maintenir l’ouverture des domaines skiables lors des épisodes de redoux. Malgré ces conditions exigeantes, l’industrie affiche une performance robuste, puisque 90 % des stations privées dégagent encore des flux d’exploitation positifs, démontrant la résilience du secteur. L’année 2024-2025 se caractérise globalement par une augmentation de la fréquentation, une hausse supérieure des revenus en raison d’une tarification moyenne en hausse et d’une diversification accrue des revenus. 
 

Des investissements inférieurs aux années précédentes
 

Le bilan des investissements en station pour 2024-2025 confirme les effets d’une saison 2023-2024 difficile avec un résultat d’achalandage qui s’était conclu sous la barre des 6 millions de jours-ski.

Une quarantaine de stations de ski déclarent avoir fait des investissements en 2024-2025, pour un total de 53,8 M$ (-25 % par rapport à l’année précédente). De ces investissements, 38 % sont pour les remontées mécaniques, 31 % en bâtiments et aux équipements hivernaux et 12 % pour les systèmes d’enneigement.

« Les stations de ski du Québec affichent un bilan porteur d’avenir ! » croit Yves Juneau - président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec.  « Grâce à leur capacité d’innovation et à leur volonté constante d’offrir une expérience client de qualité, elles ont récolté les bénéfices de leur travail ardu avec des résultats forts satisfaisants pour 2024-2025. Les défis qui se profilent sont importants : notre industrie doit poursuivre son adaptation aux changements climatiques tout en trouvant des solutions durables aux enjeux d’accessibilité au financement, devenu crucial face à l'explosion des coûts d’exploitation et d’acquisition des technologies nécessaires pour offrir des expériences en montagne distinctives » a souligné M. Juneau.
 

«Le ski est une activité phare de notre offre touristique pendant l’hiver et je me réjouis que la dernière saison ait été positive pour les stations. Afin d’augmenter les retombées générées par notre industrie au Québec, notre gouvernement mise particulièrement sur le tourisme hivernal, raison pour laquelle nous continuerons de travailler avec le secteur du ski de façon à accroître l’achalandage dans nos montagnes et à dynamiser l’économie de nos communautés », affirme Amélie Dionne, ministre du Tourisme et ministre responsable des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

 
Étude Économique et statistiques ASSQ

 

La réalisation de cette étude est soutenue financièrement par le ministère du Tourisme.

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