Le congrès d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec a démarré fort le 4 novembre dernier. Environ 150 participants (opérateurs d’aventure, gestionnaires de parcs, entrepreneurs touristiques et acteurs socio-économiques) ont plongé dans une journée où l’on parlait autant d’accès, de territoire que de sens.
Une ouverture qui donne le ton
Avec Le monde à vélo, Jonathan B. Roy a offert plus qu’un récit de 40 000 km sur trois continents. Il a rappelé que ralentir mène parfois plus loin que notre rythme effréné. Une entrée en matière qui a mis tout le monde dans le même état d’esprit : réfléchir à notre rapport au quotidien… et au bonheur de parler à des étrangers.
La diversité, une richesse qui mérite qu’on s’y attarde
Le panel AEQ sur la diversité des clientèles a ramené une question simple : pourquoi le plein air ne deviendrait-il pas un véritable levier d’intégration, utile autant pour la société québécoise que pour nos entreprises? Car ouvrir les portes du plein air à quelqu’un qui n’y a jamais mis les pieds, c’est lui ouvrir un monde à sa portée.
Nouveaux arrivants, groupes scolaires, communautés culturelles peu représentées… Jad Haddad (Karavaniers, Ekilib), Joanie Beaumont (FÉÉPEQ) et Adrienne Blattel (Plein air interculturel) ont partagé des pistes concrètes pour réduire les barrières et faire entrer plus de monde dehors!
Restent les freins bien réels : perceptions, logistique, règles et assurances. Mais créer des ponts, user de créativité et persévérer demeurent les clés du succès.
Penser les aménagements autrement
Du côté Parq, les experts de la Sépaq ont ramené l’écologie au premier plan. La capacité de support n’est pas un concept théorique : c’est la manière la plus lucide de planifier l’achalandage.
Chaque sentier, chaque aménagement influence la faune — parfois sur des centaines de mètres. Mieux vaut souvent concentrer les usages que les disperser, à condition de bien comprendre les espèces qu’on tente de protéger. Un message qui touche tous ceux qui développent ou gèrent des sites touristiques, qu’ils soient en forêt, en montagne ou à proximité d’un village.
Beaucoup de réflexions, une même direction
À travers les ateliers, une trame s’est imposée :
mieux inclure, mieux raconter, mieux protéger.
Et reconnaître que l’expérience du visiteur et la santé des milieux ne s’opposent pas.
Le jour 1 aura fait circuler des idées rarement mises dans la même pièce. Le jour 2 poursuivra la réflexion, mais déjà, l’impression est nette : l’industrie élargit son regard, et le dialogue AEQ–Parcs tombe à point.

Denis Brochu
Conseiller stratégique Bro conseil – tourisme et territoire