Alors que les négociations d’une nouvelle convention collective s’étirent depuis bientôt un an, l’Association hôtelière du Grand Montréal appelle la CSN à cesser les surenchères auprès de la direction du Fairmont Le Reine Elizabeth, à Montréal.
« Nous ne comprenons pas l’entêtement du syndicat à faire durer inutilement le conflit de travail alors que l’offre sur la table propose les meilleures conditions de travail de l’industrie », a indiqué la présidente-directrice générale de l’AHGM, Dominique Villeneuve, lors d’une table ronde médiatique présentée mardi, dans ses bureaux, de la rue Sainte-Catherine, à Montréal.
Aucune résolution, malgré des nombreuses propositions
Malgré de nombreuses propositions de la part de l’employeur depuis les derniers mois, dont la plus récente allant au-delà des demandes formulées dans le cadre de la négociation coordonnée (et surpassant même les ententes conclues dans plus de 20 autres hôtels du Québec), aucune résolution n’a encore été acceptée, déplore la PDG.
« Ce blocage nuit gravement au bon fonctionnement de l’hôtel et entraîne des répercussions économiques majeures pour Montréal, à l’aube d’une saison touristique cruciale », a souligné Dominique Villeneuve.
Les meilleures conditions salariales de l’industrie
La PDG a rappelé aux médias que les employés du Fairmont Le Reine Elizabeth bénéficient déjà des conditions salariales les plus avantageuses de l’industrie hôtelière au Québec. À titre d’exemple, le taux horaire de base actuel pour les préposés aux chambres est de 28,26 $/heure. À l’échelle provinciale, le taux horaire pour ce poste se situe en moyenne entre 19 $/heure et 21 $/heure. « Et à la signature de l’accord sur la table, les préposées aux chambres du Fairmont Le Reine Elizabeth recevront 31,09 $/heure pour l’année en cours », a-t-elle partagé.
La direction veut aller de l’avant
De son côté, l’hôtel a réaffirmé sa volonté d’en arriver à une entente. « Nous avons multiplié les efforts, retiré plusieurs de nos demandes et accepté des compromis importants. Nous voulons aller de l’avant, mais il faut une volonté réciproque pour sortir de l’impasse. Nous restons déterminés à trouver une solution respectant les intérêts légitimes, tant des employés que ceux nécessaires pour assurer la pérennité de l’établissement », a fait savoir David Connor, vice-président des hôtels Fairmont de l’est du Canada et directeur général du Fairmont Le Reine Elizabeth.
En somme, tout le monde se demande : qu’est-ce qui bloque encore ? D’autant plus que le point épineux des agences de placement a été réglé en mars dernier entre les deux parties.
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Claudine Hébert
Journaliste et collaboratrice