Quel avenir pour Facebook ?

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On ne se le cachera pas, 2018 aura été l’annus horribilis de Facebook. Une catastrophe qui n’attendait pas l’autre. La perte de popularité chez les plus jeunes – disons, surtout les moins de 25 ans. Sans parler de la perte de confiance qui découle de la découverte de multiples bris dans la vie privée avec les données utilisateurs vendues à des tiers. Le journal français Le Monde recensait d’ailleurs la situation en septembre dernier, n’incluant forcément pas au passage les nouvelles révélations d’octobre, novembre et décembre, comme si cela n’était pas assez…

En tant qu’entreprise, il y a lieu de se demander si les efforts mis et investis sur cette plateforme en valent encore la peine. Voici donc quelques constats et réflexions sur le sujet.

LA PORTÉE ORGANIQUE À ZÉRO, OU PRESQUE

J’en ai parlé ici sur ce blogue à quelques reprises, dont la première fois remonte déjà à 2012: Plus personne ne lit votre page Facebook… à moins de payer! Puis, en 2013 je posais la question: Est-il temps pour les PME de quitter le navire Facebook? L’an dernier, sur le site français etourisme.info je posais une question similaire : Est-ce le début de la fin pour Facebook?

Bref, ce n’est pas d’hier que le doute s’impose, et si les réponses demeurent toujours nuancées, on peut dorénavant être plus tranchant à certains égards. Après avoir effectué plus d’une centaine d’audits (diagnostics) de site web et médias sociaux pour divers clients au cours des 18 derniers mois, le constat est clair: le trafic référent en provenance de Facebook est en baisse de manière dramatique, voire en chute libre!

En d’autres mots, si votre présence Facebook servait essentiellement à amener du trafic vers votre site web, par exemple par l’entremise de partage d’articles de blogues, d’événements ou de nouvelles, ce type de publication ne fonctionne plus, hormis quelques exceptions.

Évidemment, on ne peut mettre toutes les entreprises, ni toutes les industries dans le même panier et certains parviennent à tirer leur épingle du jeu dans cet environnement sans cesse difficile. J’en parlais d’ailleurs l’an dernier à pareil date dans cet article: Facebook Zero, vraiment? Ainsi, pour les organisations du domaine touristique – hôtels, restaurants, destinations, croisières, attraits, etc. – la situation est moins difficile que d’autres qui oeuvrent dans le commerce de détail ou le monde financier et bancaire.

Et puis, Facebook ne sert pas qu’à amener du trafic référent vers votre site web. Plus que jamais, on doit donc évaluer à quoi sert notre présence sur ce réseau:

  • Alimenter la conversation avec une communauté, en répondant à questions et commentaires, en créant des concours et en offrant des exclusivités et promotions
  • Montrer ce qui se passe dans votre entreprise avec photos, vidéos et diffusions en direct (Facebook Live)
  • Croiser vers d’autres plateformes qui appartiennent à Facebook: Instagram, Messenger, WhatsApp
  • Augmenter la notoriété de notre entreprise, nos produits ou nos services par un savant mix de placement publicitaire ciblé, des publications mises de l’avant et des publications organiques créatives, fréquentes et diffusées au moment opportun

LA PUBLICITÉ, OPTION PAR DÉFAUT POUR ATTEINDRE VOS CIBLES

Dans un contexte de portée organique quasi-nulle, c’est donc vers la publicité que doivent se tourner les Pages actives sur Facebook afin d’atteindre les utilisateurs convoités. Les options sont d’ailleurs de plus en plus sophistiquées, tant au sein de l’univers Facebook que sur Instagram, Messenger et WhatsApp, tant dans le fil de nouvelles que dans les Stories ou même IGTV.

Il y a néanmoins plusieurs enjeux qui ne cessent de faire surface, et je ne parle même pas du service-client déplorable quand il y a des problèmes de facturation ou des rapports affichant que des zéros! Un de ces problèmes récurrents découle du fait qu’il y a énormément d’utilisateurs qui produisent énormément de contenus… laissant moins d’espace pour les publicités dans le fil de nouvelle ou les Stories.

Résultat? Votre placement coûte de plus en plus cher. Pour des résultats pas forcément meilleurs – c’est même l’inverse qui arrive plus souvent qu’autrement… La publicité reste néanmoins une option clé pour réussir dans l’environnement de Facebook, ce qui me pousse justement à demander aux décideurs, dans les entreprises, si cet investissement est le plus judicieux pour leur réalité. En 2015 ou 2016, la question ne se posait pas, ou presque. Mais aujourd’hui, il y a certes lieu de revisiter le retour sur l’investissement et analyser le tout froidement.

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Source: Frédéric Gonzalo

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