Qualité de l’emploi : les facteurs macroéconomiques

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Les facteurs macroéconomiques jouent un rôle important dans la qualité de l’emploi, car ce sont eux qui déterminent tout d’abord la qualité du marché du travail dans un milieu donné. L’évolution démographie, le niveau d’activité économique ainsi que les différentes lois, normes et mesures fiscales encadrant le marché du travail sont en effet des éléments qui influencent inévitablement la qualité des emplois offerts.

Or, ces facteurs macroéconomiques ne sont jamais neutres. Selon le cas, ils finiront toujours par affecter plus ou moins tel ou tel autre secteur économique, certaines régions ou certains groupes socio-économiques.

LE TOURISME : UN SECTEUR SENSIBLE

Le tourisme est un secteur particulièrement sensible aux variations des cycles économiques. En période de récession, les voyages, les repas au restaurant et les divertissements sont souvent les premiers postes de dépenses coupés. Ceci n’aide certes pas à maintenir la stabilité et la qualité des emplois dans notre secteur !

En contexte de croissance économique, par ailleurs, le marché du travail en tourisme sera particulièrement actif, les heures de travail plus nombreuses, la stabilité d’emploi consolidée, les possibilités de mobilité plus grandes, les conditions de travail plus généreuses… bref, la qualité des emplois et les perspectives de carrière en tourisme apparaitront alors beaucoup plus intéressantes.

C’est pourquoi notre industrie touristique (composée d’associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS), de divers organismes (CQRHT, AQIT, etc.), mais aussi et surtout, d’entrepreneurs, de gestionnaires et de travailleurs des secteurs de l’hébergement, de la restauration, des services de voyages, du transport et des loisirs et divertissements) doit toujours garder l’œil ouvert et veiller à ce que les gouvernements agissent rapidement, en période de récession, pour adopter des mesures fiscales et des politiques de stabilisation économique vigoureuses visant à soutenir les emplois et à relancer l’activité économique nationale.

DES RÉGLEMENTATIONS QUI ONT DES IMPACTS

Le débat actuel sur la réforme de l’assurance-emploi illustre bien comment une seule modification règlementaire peut affecter concrètement la qualité et l’attrait des emplois offerts dans plusieurs industries. Les normes du travail, celles sur la santé et la sécurité, les mesures de conciliation travail-famille et de nombreuses autres réglementations influencent aussi la qualité des emplois dans différents secteurs d’activité.

Par exemple, la modification de certains règlements du Régime des rentes du Québec (RRQ) et l’adoption de mesures fiscales visant à encourager le retour au travail à temps partiel de personnes retraitées ou préretraités peuvent s’avérer une mesure particulièrement intéressante pour l’industrie touristique, qui a de nombreux emplois à temps partiel à leur offrir, dans une variété de domaines pouvant les intéresser.

Ou encore, les modalités d’application des règles de la Commission des normes du travail permettant l’étalement des heures de travail ou le paiement hebdomadaire des vacances peuvent prendre une importance particulière pour certains secteurs de l’industrie touristique, en permettant ou non d’offrir de nouvelles conditions de rémunération plus stables et potentiellement plus intéressantes à certains travailleurs saisonniers.

UNE ACTION COLLECTIVE EST POSSIBLE 

Seul, un entrepreneur se sentira parfois plutôt démuni et impuissant face à ces diverses considérations macroéconomiques. Mais ensemble, une action collective et concertée devient possible.

Une mobilisation soutenue des acteurs de notre industrie (ATR, ATS, CQRHT, AQIT, etc.) en vue de promouvoir des politiques économiques et des règlementations bien adaptées aux réalités du secteur, du type de celles que nous venons d’évoquer dans cette chronique, constitue en effet une façon concrète d’améliorer la qualité des emplois offerts dans l’industrie.

C’est donc à chacun qu’il revient de supporter les associations représentatives régionales et sectorielles de son milieu, de manifester ses préoccupations et de participer à leurs activités de concertation et de représentation politique, en vue de maintenir la vitalité du marché du travail et la qualité de l’emploi au bénéfice de tous les partenaires de l’industrie.

Dans notre prochaine chronique, nous verrons comment l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) arrive à mesurer l’évolution de la qualité de l’emploi dans différents secteurs économiques et où se situe l’industrie touristique dans cette perspective mésoéconomique.

Rédigé par le CQRHT, collaboration spéciale

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Nominations

Bruno Leclaire nommé chef de la direction des systèmes d'information de Transat

Transat annonce la nomination de Bruno Leclaire au poste de chef de la direction des systèmes d'information (DSI) et des solutions numériques, avec effet le 1er novembre. M. Leclaire succèdera à Michel Bellefeuille, qui occupait cette fonction depuis huit ans et qui prendra une retraite active le 31 décembre prochain.

Bruno Leclaire s'est joint à Transat en 2015 en tant que vice-président, Commerce électronique et chef, Solutions numériques. À ce titre, il est en charge de la stratégie numérique de Transat, y compris la distribution en ligne B2C, la gestion de la relation client (CRM), le marketing en ligne et la mobilité. Le cumul de ses fonctions actuelles et de ses nouvelles responsabilités à la DSI amènera M. Leclaire à piloter l'ensemble des grands projets technologiques de la Société.

Après avoir co-fondé Jobboom en 2000, Bruno Leclaire a occupé divers postes de direction, notamment chez Transcontinental et Québecor Média, ce qui lui a permis de développer une vaste expérience en technologies numériques et en commerce électronique.

M. Leclaire détient un baccalauréat en technologie de l'information à l'Université de Sherbrooke.

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