Qualité de l’emploi : il faut d’abord agir chez soi

Chronique ressources humaines · · Commenter

Après avoir abordé les grands déterminants macroéconomiques et mésoéconomiques de la qualité de l’emploi, nous terminons notre série de chroniques à ce sujet avec un regard de nature plus microéconomique.

En effet, une fois considérés les grands paramètres du marché du travail national, ainsi que les contraintes et les réalités sectorielles plus spécifiques, c’est au niveau de l’entreprise que se jouent les derniers éléments qui rendront un emploi plus ou moins intéressant, valorisant, enrichissant et stimulant.

Ces facteurs microéconomiques déterminent plus particulièrement ce que Luc Cloutier-Villeneuve, analyste à l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), appelle la qualité du travail. Les éléments de succès recensés par l’ISQ à cet égard résultent essentiellement du développement de saines pratiques de gestion des ressources humaines.

Ainsi, parmi les principaux points à valoriser pour améliorer la qualité du travail, l’ISQ mentionne notamment :

  • le contenu du travail,
  • le climat de travail,
  • l’autonomie professionnelle,
  • la reconnaissance professionnelle,
  • le soutien et la collaboration entre collègues,
  • la participation aux décisions,
  • les possibilités de formation et de développement des compétences
  • et les perspectives de développement de carrière.


On constate qu’il y a certes là plusieurs champs d’actions et de nombreuses initiatives pouvant être réalisées, sans nécessairement exiger de lourds déboursés et n’ayant pour limite que la volonté et l’imagination de chaque entrepreneur. Peu importe la taille ou la situation particulière de chacun, ces initiatives sont accessibles à toutes les entreprises voulant s’améliorer et se démarquer en offrant la meilleure qualité du travail possible.

Ceux et celles qui veulent explorer plus à fond certaines de ces pistes d’actions ou s’inspirer de suggestions plus précises peuvent consulter les divers outils disponibles sur le site Internet du CQRHT : capsules RH, coffre à outils en gestion des ressources humaines, vidéos, publications, références, ateliers de perfectionnement, etc.

En outre, si nécessaire, sachez qu’une aide financière d’Emploi-Québec peut même être disponible pour la mise en œuvre de certains projets.

UN ENJEU STRATÉGIQUE

L’amélioration de la qualité de l’emploi constituera un enjeu stratégique fondamental pour le développement des entreprises touristiques au Québec. Au fil des quatre chroniques consacrées à ce sujet, nous avons constaté comment les travaux de l’ISQ apportent une base de réflexion fort intéressante pour poursuivre cette discussion de façon continue au sein de notre industrie touristique.

Il est vrai que le secteur touristique doit travailler à redorer son image et que la rémunération y est souvent plutôt modeste. Mais le secteur possède également des atouts importants, notamment au niveau du contenu et de l’environnement de travail, susceptibles de séduire plusieurs types de travailleurs.

Hôtellerie, restauration, voyage, plein air, grands événements… autant d’univers stimulants qui proposent des milieux de travail attirants pour des passionnés de divers horizons. On y offre également des horaires et des statuts variés (temps plein, temps partiel, travail saisonnier) pouvant correspondre aux aspirations de différents groupes de personnes.

À nous donc de tirer profit de ces atouts, en assurant de plus l’encadrement, l’autonomie et la reconnaissance suffisante à nos travailleurs et travailleuses pour leur permettre de réaliser leur plein potentiel au sein de nos entreprises. Car voilà ultimement en quoi consiste aussi un emploi de qualité.

Rédigé par le CQRHT, collaboration spéciale 

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Nominations

Destination Canada

Après un processus de nomination ouvert, transparent et fondé sur le mérite, M. Dave Laveau devient le premier Autochtone à être nommé au conseil d’administration de Destination Canada. Suite à ce processus qui tient aussi compte de l’égalité entre les sexes et de la diversité du Canada, l’honorable Bardish Chagger, leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, annonçait par voie de communiqué les huit nominations à ce prestigieux conseil. Cette nomination de M. Laveau vient sans contredit donner une voix supplémentaire au leadership de l’Association touristique autochtone du Canada (ATAC), de Tourisme Autochtone Québec (TAQ) et de notre industrie.

M. Laveau est présentement vice-président de l’ATAC et directeur général de Tourisme Autochtone Québec (TAQ), association chargée de défendre les intérêts des entreprises touristiques autochtones du Québec en leur offrant des produits et des services favorisant leur développement, les meilleures pratiques d’affaires et leur positionnement sur les marchés touristiques. TAQ est la plus ancienne association touristique autochtone au Canada comptant plus de 25 ans d’actions. Elle représente plus de 180 membres actifs, associés et délégués impliqués dans le développement fondamental du tourisme autochtone au Québec.

« C’est un réel honneur pour moi, à titre d’Autochtone, mais aussi de leader de l’industrie touristique du Québec, d’être nommé au conseil d’administration de Destination Canada. Il s’agit également d’une responsabilité et d’un privilège de prendre part à ce grand cercle décisionnel qui assure la vitalité de l’industrie. » a déclaré M. Laveau. Récemment au Québec, le ministère du Tourisme réaffirmait le positionnement stratégique du tourisme autochtone dans la mise en œuvre de ses stratégies sectorielles. Cette nomination s’ajoute donc aux signaux forts lancés par les deux paliers de gouvernement pour notre industrie.  

« La nomination de M. Dave Laveau au conseil d’administration de Destination Canada témoigne d’une plus grande reconnaissance du rôle de l’industrie touristique autochtone et j’en suis très heureux », a déclaré M. Keith Henry, président-directeur général de l’ATAC. « Son engagement continu envers le développement du tourisme autochtone va au-delà de la province de Québec. M. Laveau est passionné par la croissance du secteur partout au Canada. Il s’agit d’un engagement renforcé envers le tourisme autochtone, suite à la récente annonce dans le budget fédéral 2017 d’un financement de 8,6 millions de dollars. »

L’industrie touristique autochtone au Canada emploie plus de 33 000 personnes et génère 1,4 milliard de dollars du PIB annuel canadien. Le plan quinquennal de l’ATAC, La voie de l’avenir, vise à augmenter la contribution du tourisme autochtone au PIB annuel canadien de 300 millions de dollars, à atteindre un total de 40 233 travailleurs dans l’industrie touristique autochtone et à créer 50 nouvelles entreprises touristiques autochtones.      


À propos de l’ATAC

L’ATAC vise à améliorer la situation socio-économique des Autochtones en offrant des services consultatifs en matière de développement économique et grâce à des congrès sur le tourisme, des séances de formation et des ateliers sur le renforcement des capacités, de la recherche et des informations sur l’industrie à l’intention des opérateurs touristiques autochtones et des communautés des 13 régions (10 provinces et 3 territoires du Canada). L’ATAC établit des liens avec d’autres groupes et régions ayant des mandats similaires, unissant ainsi l’industrie touristique autochtone au Canada et mettant l’accent sur le soutien collectif, le développement de l’offre touristique, la promotion et le marketing des entreprises touristiques culturelles autochtones de façon respectueuse. Le conseil de l’ATAC est composé de représentants de l’industrie touristique autochtone de chaque province et territoire. Pour plus d’informations, veuillez consulter Aboriginalcanada.


À propos de TAQ

TAQ est l’association touristique sectorielle reconnue par le ministère du Tourisme comme porte-parole officiel du tourisme autochtone et par l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador comme représentant d’un lieu d’échange et de services dans le domaine du développement et de la promotion de l’offre touristique autochtone. Vouée également à la commercialisation des expériences et produits touristiques autochtones, notre mission est d’offrir aux entrepreneurs autochtones du Québec impliqués dans l’industrie touristique, un organisme de représentation qui défend leurs intérêts, stimule leur développement et leur offre une gamme de produits et de services favorisant le développement des entreprises, l’amélioration des pratiques d’affaires et leur positionnement sur les marchés touristiques. Au Québec toujours, le nombre d’entreprises touristiques autochtones a plus que doublé depuis le début des années 2000. Rappelons qu’annuellement, le Québec autochtone partage sa culture avec plus d’un million de visiteurs et crée près de 3 500 emplois tout en totalisant des retombées économiques de l’ordre de 169 M$. Pour plus d’information veuillez consulter Tourisme autochtone.

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