Louis Rome entrevue: Un signal fort aux partis politiques...

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L’Alliance de l’Industrie touristique du Québec a envoyé un message fort aux différents partis politiques, au nom de toutes les régions et des 32 000 entreprises qui composent l’industrie touristique québécoise. Le présent texte reprend les grandes lignes de celui-ci, suite à un entretien avec Éric Larouche, président du CA de l’Alliance.

LES CLÉS DU SUCCÈS

Regrouper sous 5 grands thèmes, les attentes du milieu touristique reposent sur un large consensus au sein de l’Alliance et de l’industrie. L’objectif étant de poursuivre la croissance du tourisme québécois dans un marché international qui ne cesse de progresser depuis 8 ans, progression qui devrait perdurer jusqu’en 2030, selon l’Organisation mondiale du tourisme.

Dès le début de notre entretien, Éric Larouche me rappelle la très bonne performance du tourisme dans toutes les régions et la nécessité de persister sur cette lancée. Quoi de mieux qu’un contexte électoral pour le réaffirmer à ceux qui désirent prendre la tête du prochain gouvernement le soir du 1er octobre. Soirée électorale qui risque d’être forte en surprises sur la constitution du prochain gouvernement.

1) LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE, LA PIERRE D’ACHOPPEMENT

C’est un des sujets pour lequel Éric Larouche a été le plus volubile, ce n’était plus juste le président de l’Alliance qui parlait, mais l’entrepreneur du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui connait bien ce défi quotidien qui consiste en la gestion des ressources humaines, le capital humain  primordial à toutes les organisations. Pour Éric Larouche, c’est « un véritable cri du cœur » que lance l’industrie aux instances politiques. La situation de la main-d’œuvre mérite des mesures immédiates sinon la croissance de l’industrie pourrait être ralentie. En conclusion, d’une réflexion de l’Alliance sur le dossier de la main d’œuvre, une dizaine de recommandations ont été faites. Dont celles de valoriser et de supporter les carrières en tourisme, de même que le travail saisonnier. Tout en rendant plus flexible l’horaire de la semaine de travail. La filière de l’immigration a aussi été retenue comme un des moyens pour contrer la pénurie de la main-d’œuvre.

2) AMÉLIORER L’ACCÈS AUX RÉGIONS POUR MAXIMISER LEUR POTENTIEL ÉCONOMIQUE

Voilà un autre sujet qui tient à cœur à mon interlocuteur, l’accès aux régions. Bonne nouvelle, du moins pour le transport aérien, les quatre partis ont promis une solution qui serait profitable pour les régions afin de rendre abordable le trajet par avion. Voir le texte titré: Ce que nous réserve le 2 octobre. L’Alliance rappelle aussi la nécessité d’assurer le soutien financier à la mise en marché des liaisons aériennes intra-Québec pour garantir un solide volume d’affaires et un meilleur déploiement de l’offre. Mais le dossier ne serait pas complet, sans une recommandation aux partis politiques pour que soit développé un plan intégré multimodal (multi modes de transport) en matière de transport régional.

3) INVESTIR DANS LES EXPÉRIENCES ET LES PRODUITS DE CALIBRE INTERNATIONAL

Pour Éric Larouche, il ne fait aucun doute qu’il faut poursuivre avec la même stratégie qui découle du Plan de développement de l’industrie touristique (PDIT) 2012-2020 et réactualisée dans le Plan d’action 2016-2020, où le développement et la consolidation des pôles sont au cœur de la stratégie. Pour lui, cette approche a fait ses preuves. Il est important de continuer à renforcir nos produits existants et d’en supporter progressivement de nouveaux, dans un marché en constante évolution, où les exigences de la clientèle évoluent à la vitesse grand V. D’où la nécessité de maintenir et d’amplifier les leviers d’investissements disponibles et d’en créer d’autres, adaptés à la dynamique des PME et des autres types d’organisations.

4) ASSURER LA PERFORMANCE DE LA MISE EN MARCHÉ DU QUÉBEC À L’INTERNATIONAL

Depuis la création de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec en 2016, le modèle d’affaires de l’industrie touristique a pris un virage significatif. Pour Éric Larouche, ce nouveau modèle a fait ses preuves et c’est sur celles-ci que doit s’appuyer le prochain gouvernement pour maintenir le modèle actuel au-delà de 2020. Dans un secteur économique où les cycles de planification sont de 5 à 7 ans, il est essentiel que le prochain gouvernement ne tarde pas à renouveler sa confiance dans l’industrie et dans l’outil que celle-ci s’est doté qu’est l’Alliance. Le tout en s’assurant que l’Alliance ait les moyens de ses ambitions et de celles de l’ensemble de l’industrie.

5) DÉVELOPPER L’ÉCOSYSTÈME NUMÉRIQUE

Aujourd’hui toutes les destinations qui désirent progresser sur la scène internationale doivent s’assurer d’être à la fine pointe des technologies numériques, ce qui inclut une meilleure synergie entre les systèmes, les plateformes et les équipes derrière ceux-ci. Le défi, plus d’efficience au niveau de la destination tout en protégeant les particularités des régions. À titre d’exemple,  la création de l’équipe QuébecOriginal numérique, composée de membres du ministère du Tourisme et de l’Alliance. La nécessité d’investir plus agressivement et plus rapidement permettra de relever le défi du numérique.

LE FIN MOT

Comment va recevoir, le prochain gouvernement les 5 recommandations que l’Alliance et son président font au nom de l’ensemble de l’industrie touristique? Au moment d’écrire ces lignes, tous les scénarios sont sur la table pour le soir des élections, mais indépendamment du résultat nous devrons sans cesse continuer de marteler l’importance de notre industrie pour le développement socio-économique du Québec et de l’ensemble de ses régions.

Louis Rome, collaborateur TourismExpress

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