La qualité de l’emploi s'améliore au Québec

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Le mois dernier, à partir d’un cadre de référence proposé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), nous avons expliqué comment certains facteurs macroéconomiques influencent la qualité du marché du travail. Ce mois-ci nous abordons les éléments mésoéconomiques, qui concernent plus directement la qualité de l’emploi au niveau d’un secteur ou d’un marché donné.

Tel que mentionné au début de cette série de chroniques, c’est dans le but de contribuer aux débats sur les nouveaux enjeux du marché du travail que l’ISQ a entrepris ces travaux sur la qualité de l’emploi. En effet, dans le contexte actuel de rareté grandissante de la main-d’œuvre, il est notamment évident que les travailleurs auront plus de choix et qu’ils seront d’abord et avant tout à la recherche d’emplois de qualité.

Étant un institut à vocation statistique, l’ISQ s’est donc donné pour défi plus précis de développer un outil qui permettrait de suivre l’évolution de la qualité de l’emploi dans les différents secteurs de l’économie québécoise.

Suite à une étude exhaustive de la littérature internationale à ce sujet, les experts de l’ISQ en sont venus à définir la notion de qualité de l’emploi autour de neuf éléments essentiels. On y retrouve bien sûr le salaire et les bénéfices marginaux, mais aussi des facteurs non monétaires comme la stabilité de l’emploi, l’environnement de travail, l’utilisation des qualifications professionnelles et les horaires de travail.

DES RÉSULTATS RÉVÉLATEURS

À partir d’une analyse des données du marché du travail, les experts de l’ISQ ont classifié les emplois en trois catégories : qualité faible, moyenne ou élevée. Cette catégorisation s’est effectuée à partir de données portant sur quatre des neuf variables constituant la qualité de l’emploi : la rémunération, les horaires de travail, la stabilité et l’utilisation des qualifications. Selon les auteurs, ces quatre critères sont probablement les plus déterminants et constituent des indicateurs fiables pouvant nous permettre d’analyser l’évolution générale de la qualité de l’emploi.

Leurs résultats indiquent clairement que la qualité de l’emploi augmente au Québec. Entre 1997 et 2010, la part des emplois de qualité élevée dans l’économie est passée de 25,5% à 31,8% alors que celle des emplois de faible qualité a diminué de 37,9% à 30,0%.

Au niveau touristique, les secteurs Hébergement et services de restauration suivent cette tendance et s’améliorent aussi, mais la part des emplois de faible qualité y demeure toujours la plus élevée de toutes les industries : elle est passée de 73,8% à 62,0% durant la période étudiée. On note par ailleurs une augmentation intéressante des emplois de qualité dans le secteur Information, culture et loisirs, dont la proportion est passée 29,1% à 39,4%.

Bref, l’industrie touristique s’améliore, mais il reste encore du chemin à faire! Même si la capacité d’action des entreprises est souvent contrainte par les exigences du marché touristique, il y a encore place pour l’innovation. Certains gestes pourraient demander des efforts financiers, par exemple pour bonifier la rémunération ou élargir l’offre d’avantages sociaux, mais d’autres impliquent peu de déboursés, notamment pour améliorer les horaires, l’environnement de travail ou une meilleure utilisation des compétences des employés.

Dans le contexte d’un marché du travail extrêmement compétitif, ces initiatives deviendront de plus en plus cruciales pour assurer la rétention du personnel, le développement des entreprises et des emplois au sein de l’industrie touristique québécoise.

Dans notre prochaine chronique, sur les aspects microéconomiques, nous verrons comment les employeurs touristiques disposent d’une marge de manœuvre encore plus grande pour améliorer la qualité des emplois au sein même de leur entreprise.

Pour en savoir plus sur cette analyse statistique de l’ISQ : cliquez ici.  

Rédigé par le CQRHT, collaboration spéciale 

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Nominations

Destination Canada

Après un processus de nomination ouvert, transparent et fondé sur le mérite, M. Dave Laveau devient le premier Autochtone à être nommé au conseil d’administration de Destination Canada. Suite à ce processus qui tient aussi compte de l’égalité entre les sexes et de la diversité du Canada, l’honorable Bardish Chagger, leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, annonçait par voie de communiqué les huit nominations à ce prestigieux conseil. Cette nomination de M. Laveau vient sans contredit donner une voix supplémentaire au leadership de l’Association touristique autochtone du Canada (ATAC), de Tourisme Autochtone Québec (TAQ) et de notre industrie.

M. Laveau est présentement vice-président de l’ATAC et directeur général de Tourisme Autochtone Québec (TAQ), association chargée de défendre les intérêts des entreprises touristiques autochtones du Québec en leur offrant des produits et des services favorisant leur développement, les meilleures pratiques d’affaires et leur positionnement sur les marchés touristiques. TAQ est la plus ancienne association touristique autochtone au Canada comptant plus de 25 ans d’actions. Elle représente plus de 180 membres actifs, associés et délégués impliqués dans le développement fondamental du tourisme autochtone au Québec.

« C’est un réel honneur pour moi, à titre d’Autochtone, mais aussi de leader de l’industrie touristique du Québec, d’être nommé au conseil d’administration de Destination Canada. Il s’agit également d’une responsabilité et d’un privilège de prendre part à ce grand cercle décisionnel qui assure la vitalité de l’industrie. » a déclaré M. Laveau. Récemment au Québec, le ministère du Tourisme réaffirmait le positionnement stratégique du tourisme autochtone dans la mise en œuvre de ses stratégies sectorielles. Cette nomination s’ajoute donc aux signaux forts lancés par les deux paliers de gouvernement pour notre industrie.  

« La nomination de M. Dave Laveau au conseil d’administration de Destination Canada témoigne d’une plus grande reconnaissance du rôle de l’industrie touristique autochtone et j’en suis très heureux », a déclaré M. Keith Henry, président-directeur général de l’ATAC. « Son engagement continu envers le développement du tourisme autochtone va au-delà de la province de Québec. M. Laveau est passionné par la croissance du secteur partout au Canada. Il s’agit d’un engagement renforcé envers le tourisme autochtone, suite à la récente annonce dans le budget fédéral 2017 d’un financement de 8,6 millions de dollars. »

L’industrie touristique autochtone au Canada emploie plus de 33 000 personnes et génère 1,4 milliard de dollars du PIB annuel canadien. Le plan quinquennal de l’ATAC, La voie de l’avenir, vise à augmenter la contribution du tourisme autochtone au PIB annuel canadien de 300 millions de dollars, à atteindre un total de 40 233 travailleurs dans l’industrie touristique autochtone et à créer 50 nouvelles entreprises touristiques autochtones.      


À propos de l’ATAC

L’ATAC vise à améliorer la situation socio-économique des Autochtones en offrant des services consultatifs en matière de développement économique et grâce à des congrès sur le tourisme, des séances de formation et des ateliers sur le renforcement des capacités, de la recherche et des informations sur l’industrie à l’intention des opérateurs touristiques autochtones et des communautés des 13 régions (10 provinces et 3 territoires du Canada). L’ATAC établit des liens avec d’autres groupes et régions ayant des mandats similaires, unissant ainsi l’industrie touristique autochtone au Canada et mettant l’accent sur le soutien collectif, le développement de l’offre touristique, la promotion et le marketing des entreprises touristiques culturelles autochtones de façon respectueuse. Le conseil de l’ATAC est composé de représentants de l’industrie touristique autochtone de chaque province et territoire. Pour plus d’informations, veuillez consulter Aboriginalcanada.


À propos de TAQ

TAQ est l’association touristique sectorielle reconnue par le ministère du Tourisme comme porte-parole officiel du tourisme autochtone et par l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador comme représentant d’un lieu d’échange et de services dans le domaine du développement et de la promotion de l’offre touristique autochtone. Vouée également à la commercialisation des expériences et produits touristiques autochtones, notre mission est d’offrir aux entrepreneurs autochtones du Québec impliqués dans l’industrie touristique, un organisme de représentation qui défend leurs intérêts, stimule leur développement et leur offre une gamme de produits et de services favorisant le développement des entreprises, l’amélioration des pratiques d’affaires et leur positionnement sur les marchés touristiques. Au Québec toujours, le nombre d’entreprises touristiques autochtones a plus que doublé depuis le début des années 2000. Rappelons qu’annuellement, le Québec autochtone partage sa culture avec plus d’un million de visiteurs et crée près de 3 500 emplois tout en totalisant des retombées économiques de l’ordre de 169 M$. Pour plus d’information veuillez consulter Tourisme autochtone.

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