Budget Trump: «Ça fait peur pour la baie Missisquoi»

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Les compressions annoncées jeudi par le président des États-Unis Donald Trump dans des programmes et des agences fédérales liées à la protection de l'environnement risquent de nuire aux efforts de dépollution du lac Champlain.

Dans son projet de budget 2018, l'administration Trump veut sabrer 31 % du budget de l'EPA, l'agence de protection de l'environnement. L'organisme serait par ailleurs appelé à abandonner ses programmes de lutte contre les changements climatiques et à édulcorer ses programmes de protection de l'air et d'amélioration de la qualité de l'eau des lacs et rivières. Le financement de plusieurs mesures de dépollution du lac Champlain provient en grande partie de sources fédérales.

Le contenu du budget fédéral n'a surpris personne au LCBP. « Nous savions où logeait le président sur les questions environnementales. Nous nous attendions à ça », explique Eric Howe, directeur des programmes.

Les visées du président Trump sont claires, estime Simon Lajeunesse, coordonnateur de la gestion des cours d'eau à la MRC Brome-Missisquoi. Il est un apôtre de la déréglementation pour favoriser l'exploitation des ressources, dit-il. La volonté de sabrer les ressources financières de l'EPA survient alors qu'un nouveau plan de dépollution du lac Champlain vient d'entrer en vigueur. Les objectifs sont élevés, fait remarquer le biologiste. « Il s'attaque aux rejets industriels et aux eaux usées. C'est vraiment un plan ambitieux. Mais avec le budget proposé, il est clair que l'agence de protection de l'environnement va revoir tout ça. Ça sent le recul. Ça fait peur pour la baie Missisquoi. »

En plus des programmes de dépollution des cours d'eau, le projet budgétaire du président Trump entend réduire le financement de ceux touchant la décontamination de sites pollués par des déchets toxiques et qui font la promotion des électroménagers moins énergivores.

Les compressions budgétaires proposées par le président Trump heurtent de plein fouet les visées du gouvernement Trudeau en matière de protection des lacs transfrontaliers. Ottawa veut investir 19,5 M$ lors des cinq prochaines années pour améliorer ces immenses étendues d'eau, dont 7,5 M$ pour le lac Champlain et la rivière Richelieu.

Le fédéral peut-il aller de l'avant alors que l'administration américaine souhaite retirer son financement de programmes visant les lacs transfrontaliers ? Denis Paradis est perplexe sur cette question. D'autant que la Commission mixte internationale, une organisation composée de représentants des deux pays, est financée à parts égales par les deux nations. « C'est embêtant. Ils n'abolissent pas la Commission, mais ils lui coupent les deux ailes. On a besoin d'un engagement des deux pays pour avancer, pour dépolluer nos lacs », indique le député de Brome-Missisquoi.

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Source: La Voix de l'Est

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Nominations

Corporation plein air Manicougan/Jardins des glaciers

La Corporation plein air Manicouagan souhaite annoncer la nomination de Patrick Pelletier au poste de directeur des opérations du développement après 4 saisons à la barre des opérations à titre de coordonnateur. « Monsieur Pelletier a su relever chacun des défis  tant au niveau des opérations que de la gestion administrative des actifs de la CPAM », témoigne le président de la Corporation plein air Manicouagan.

« Les connaissances dans tous les domaines, avec du vouloir, ça s’apprend, mais la passion, tu l’as ou tu l’as pas. Patrick a la passion pour sa région. Je suis privilégiée de travailler à ses côtés. Les quatre dernières années ont été remplies de défis à tous les niveaux et ensemble, on a grandi dans cette aventure. Cette nomination est la suite logique d’un travail acharné », souligne Mme Renée Dumas, directrice générale. 

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