40 ans de souvenirs du jazz à Montréal - Entrevue avec André Ménard, cofondateur....

Festivals et évènements · · Commenter

Très avant-gardiste à ses débuts avec ses spectacles en plein-air qui démocratisaient l’accès au jazz, le Festival international de jazz de Montréal a 40 ans et toutes ses dents. Son cofondateur André Ménard, à l’aube de la retraite, jette sur le festival un regard plein de fierté et nous transmet son infatigable mélomanie.

Quand il observe la place des Festivals et ses quatre lampadaires géants, bien dressés aux abords de la rue Jeanne-Mance, André Ménard se remémore le chemin parcouru. Désormais lieu de ralliement du Festival, la place principale du Quartier des spectacles, quartier qu’il a contribué à mettre au monde. Le Festival international de jazz de jazz de Montréal a été le premier événement d’envergure à investir ce secteur et à façonner, peu à peu, la géographie du sympathique et vibrant quartier actuel, doté d’infrastructures uniques.

En posant son regard sur cet espace, c’est toute l’histoire du festival qui lui revient en mémoire : les premiers spectacles à ciel ouvert sur l’île Sainte-Hélène en 1980, puis dans le Quartier latin dès 1982, et finalement autour du pôle Place des Arts, où une dizaine de scènes extérieures ont peu à peu fleuri et où furent aussi mises à profit de nombreuses salles de spectacle.

« Même si Montréal avait une certaine expertise depuis les grands événements gratuits d’Expo 67, il n’y avait pas beaucoup de modèles de festivals comme le nôtre, se souvient-il. Offrir de la musique gratuite dans la rue, c’était quand même révolutionnaire. »

BLUES, JAZZ, ROCK, PEU IMPORTE!

Avant de cofonder l'un des plus importants festivals de jazz au monde, André Ménard avait produit des concerts blues avec son fidèle complice Alain Simard. Pour ces deux-là, la musique a toujours été un espace d’utopie, dénué de frontières.

Ainsi portés par leur amour du jazz, du blues, du rock et des métissages, ils n’ont freiné aucune de leurs ambitions ni modéré leur goût pour le mélange des genres. Déjà, ils avaient traversé avec enthousiasme l’époque de fusion jazz-rock, Miles Davis en tête. Ils ont flirté joyeusement avec d’incessantes évolutions du genre au cours des décennies suivantes, toujours à l’avant-garde.

Lire l'entrevue complète

Source: Festival international de jazz de Montréal